
Schéma de principe en perspective de la future station comprenant tous les ouvrages
Débitmètres
Fonction : mesurer les volumes traités
Le contrôle de la station et de ses performances est basé notamment sur une mesure en continu des quantités d’eau entrant et sortant de la station. Le volume entrant est mesuré par deux débitmètres électromagnétiques installés sur les adductions en provenance des deux villages. Le volume sortant est mesuré par un canal Venturi à l’entrée du fossé de dissipation.
Les mesures sont reçues et enregistrées par l’automate. Elles peuvent être consultées sur place ou à distance, sur l’ordinateur du SIVU. L’automate enregistre et diffuse également les mesures de débit réalisées sur chacun des deux postes de refoulement à la sortie des deux villages.
Dégrillage Fonction : retenir les éléments solides transportés par les réseaux, comme les bouteilles plastic, les brosses à dent, les boules de pétanques, les chats, les lingettes… On n’imagine pas la variété et la taille des objets véhiculés par le « tout à l’égout ».
Dans un souci d’économie, le SIVU a opté pour un dégrilleur manuel c'est-à-dire une simple grille inclinée que l’ouvrier débarrasse une ou deux fois par semaine avec un râteau ad hoc. Les refus sont égouttés, déposés dans une poubelle et envoyés aux ordures ménagères. Tout est prévu pour pouvoir installer un dégrillage motorisé, automatique dans l’avenir, si nécessaire.
Le local technique Fonction : abriter l’automate, le cahier d’entretien, quelques outils.
L’automate enregistre en continu les volumes passant (voir ci-dessus) et tous les événements de la vie de la station (démarrage et arrêt des pompes, cycles d’arrêt-repos, etc.). Ces informations sont stockées en mémoire et transférées régulièrement (une ou deux fois par semaine) sur l’ordinateur du SIVU par le technicien en charge de la station. Des batteries assurent la continuité de service en cas de coupure de courant.
Fonction : stocker les eaux brutes et les envoyer par paquets à la surface du filtre.
Le PR est constitué d’une cuve en polyester enterrée équipée de deux grosses pompes immergées, de 220 m3/h chacune.
Quand l’eau atteint un niveau donné, une des pompes se met en route et refoule l’eau vers le filtre par un système de canalisations enterrées.
A la station, on entend d’abord le démarrage de la pompe puis les borborygmes de l’évacuation de l’air et enfin le murmure de l’eau sortant des tubulures comme d’autant de fontaines.
Fonction : retenir les polluants en surface sous forme de boues, assurer la circulation vers le bas de l’eau épurée et son contact avec les bactéries dépolluantes.
Le filtre est composé de deux couches successives de gravier (de haut en bas) :
Le filtre est le cœur vivant de la station. C’est lui qui assure l’essentiel du traitement. Le filtre de Bélarga-Campagnan est un filtre renforcé : 50 cm de gravier au lieu des 30 ou 40 habituels, 1.5 m2/eh au lieu de 1.2 m2/eh habituellement.
Le filtre est garni non de sable mais de gravier siliceux de granulométrie 2/6 c'est-à-dire que les grains ont un diamètre compris entre 2 et 6 mm. La granulométrie, la composition chimique, la propreté de ce gravier sont déterminants pour l’efficacité du traitement.
Recirculation Fonction : améliorer le traitement en multipliant les passages de l’eau sur le filtre.
Le regard de circulation dérive vers le PR de tête une partie (réglable) des débits à leur sortie du filtre. Les eaux dérivées passent plusieurs fois (au moins deux fois) à travers le filtre et perdent un peu de pollution à chaque passage.
Fonction : compléter la dépollution, améliorer la qualité de l’eau en sortie
Dispositif nouveau, en cours de brevet
Principe : dégradation de la matière organique résiduelle par les bactéries fixées sur le gravier et sur les racines des plantes

Fossé de dissipation
Fonction : éliminer une partie des eaux traitées, par infiltration et évapotranspiration
Entre la sortie du fossé filtrant et le ruisseau, les eaux circulent lentement dans un fossé à faible pente, large, végétalisé où elles se perdent en partie, par infiltration sur le fond et par absorption par les plantes. L’eau traitée étant encore plus polluée que celle du ruisseau, moins on en rejettera, mieux ce sera.
Plantations
Fonction : intégration paysagère, facilité d’entretien.
La haie, les bosquets, les roseaux sur le filtre, la végétation du fossé de dissipation, l’enherbement de l’ensemble du site… vont exprimer le côté « vert-bio » du procédé FPR et fondre les ouvrages dans leur écrin de vignes et de bois.
L’enherbement est conçu pour assurer un couvert végétal sur l’ensemble de l’emprise sans arrosage et sans entretien. La haie estompe le caractère minéral de la clôture (obligatoire), améliore la liaison visuelle avec le paysage environnant, favorise la fixation des oiseaux, des insectes, des petits mammifères. Elle est arrosée non par de l’eau potable mais par de l’eau traitée, gratuite et fertilisante.
L’arrosage de la haie avec les eaux traitées permettra de réduire encore les quantités d’eaux usées rejetées au Dardaillon, d’économiser l’eau potable, d’utiliser le potentiel fertilisant (azote et phosphore résiduels) de l’eau traitée.
Objectifs de l’enherbement : arrosage 0, entretien 0 donc économies d’eau et de main d’œuvre
VoirieFonction : assurer l’accès aux ouvrages par le personnel d’entretien et les visiteurs.
Circulation courante : par une voie empierrée branchée sur le chemin des Charbonniers.
Accès au filtre pour faucardage (une fois par an) ou curage des boues (tous les 15 ou 20 ans) : par la piste périphérique, simplement enherbée.
Deux places de stationnement et un panneau explicatif sont prévus pour les visites pédagogiques.
Les filtres (de la première tranche comme de l’extension) sont disposés autour d’une plateforme technique centrale regroupant toutes les fonctions communes : mesure en entrée, dégrillage, PR, fossé filtrant, local technique… Ce plan est innovant : d’habitude les lits sont alignés à la file, en rang d’oignons. Sa compacité est source d’économie en investissement (moins de voirie et de canalisations) et en exploitation (l’ouvrier a tout à portée de la main).
L’entreprise du lot 1 a proposé en option d’assurer la traversée de la RD 132 non par ouverture de tranchée mais par fonçage. Le SIVU a obtenu de la direction des routes l’autorisation de passer en tranchée et économisé ainsi 17 000 €HT.
Démolition des vieilles stations suite à la mise en service de la nouvelle.