Sur le plan pratique, le principe d’une station commune simplifie la question toujours délicate de l’achat du terrain (un site au lieu de deux) et permet des économies d’échelle : une station de 1700 EHL’EH ou Equivalent-Habitant est la quantité de pollution émise chaque jour par un homme moyen.
Les mesures réalisées depuis un siècle sur toutes les populations terrestres d’Homo sapiens sapiens montrent qu'en général, 1EH = 60 gr de DBO5 + 120 gr de DCO + 90 gr de MES.
La station de Bélarga et Campagnan est conçue pour traiter une pollution maximale de 1700 EH soit :
60 gr x 1700 = 102 kg de DBO5
+ 120 gr x 1700 = 204 kg de DCO
+ 90 gr x 1700 = 153 kg de MES par jour.
En réalité elle peut en recevoir un peu plus et assurer toujours la norme de rejet, vu les coefficients de sécurité dans les dimensionnements. coûte toujours moins cher, en investissement et en exploitation, que deux stations de 850 EH chacune, sans compter le temps qu’y passent les élus.
Sur un plan immatériel, il ajoute un élément à tous ceux qui rapprochent les deux villages depuis la nuit des temps : la situation géographique (dans la plaine de l’Hérault et le canton de Gignac), la proximité du fleuve, les événements historiques (depuis l’Antiquité romaine), la prospérité puis les problèmes de la viticulture, le climat (plutôt agréable), des liens familiaux et d’amitié, sans compter les cars scolaires et le ramassage des ordures ménagères .
Les performances minimales de la station (concentration maximale au rejet de chaque polluant ou rendement minimum d’élimination de ce polluant) sont fixées en application du fameux arrêté de juin 2007. Le Dossier Loi sur l'EauLe DLE ou Dossier Loi sur l’Eau est le rapport d’étude qui fixe et justifie la proposition de norme de rejet du maître d’ouvrage (le SIVU dans notre cas). Il est établi par le maître d’œuvre, remis à la MISE et circulé pour avis dans tous les services et organismes publics concernés de près ou de loin par le projet., entériné par le récépissé de déclarationLe Récépissé de Déclaration est le document émis par la MISE et signé par le préfet autorisant le maître d’ouvrage à rejeter une eau usée de telle qualité (de telle norme de rejet) à tel point de tel ruisseau. Il sert de base au contrôle de la station par la Police de l’Eau, après mise en service., fixe comme suit la norme de rejetLa Norme de Rejet est la qualité de l’eau imposée par la MISE au point de rejet. Elle est exprimée en teneurs de différents polluants et/ou en rendement d’élimination de ces mêmes polluants. Par exemple, la station de Bélarga-Campagnan doit rejeter une eau contenant au maximum 35 mg/l de DBO5 et 50 mg/l de MES. C'est-à-dire que l’analyse d’un échantillon d’eau prélevé en sortie de la station par un agent de la Police de l’eau doit donner des valeurs inférieures de ces deux paramètres. :
Objectif raisonnable (en particulier : pas d’imposition ni sur l’azote ni le phosphore), justifié par l’absence d’usage répertorié (pêche, baignade, prise d’eau potable…) dans le ruisseau récepteur, le Dardaillon, et la forte dilution dans l’Hérault, à la confluence du Dardaillon.
Carte du réseau hydrographique
Développement durable
Le filtre planté est connu pour ses performances en termes de bilan carbone et de conservation des énergies non renouvelables. La consommation électrique est faible ; elle est requise en tout et pour tout pour refouler 40 m3 d’eaux usées par jour (51 m3/jour à 2300 EH) sur les 10 mètres (10 m pour Bélarga, 5 m pour Campagnan) de dénivellation entre les réseaux de collecte des villages et le filtre planté.